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Mise en oeuvre du PSE : la société civile demande ''une participation effective et efficiente''

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Des acteurs de la société civile ont réclamé, jeudi à Dakar, ''une participation effective et efficiente'' dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE) à propos duquel l’Etat rencontre le Groupe consultatif les 24 et 25 février prochain à Paris, afin de mobiliser auprès des bailleurs une partie de son financement.

''Nous aimerions une participation effective et efficiente de la société civile et du secteur privé qui sont des acteurs incontournables du développement’’, a soutenu Mamadou Diouf, président de la Plateforme des acteurs non étatiques.

M. Diouf, qui participait à la rencontre entre le ministre délégué en charge du Budget, Makhatar Cissé, et la société civile, a soutenu que le PSE ''gagnerait à être revu et corrigé par l’ensemble des acteurs de développement''. 

Selon lui, ''l’objectif recherché dans la mise en œuvre du PSE constitue un défi majeur pour la société civile''.

‘’Nous voulons tous une bonne croissance. L’implication de la société civile, du secteur privé,de l’Etat et d’autres acteurs du développement économique et social favoriserait une meilleure prise en compte de la productivité et la compétitivité pour un Sénégal émergent’’, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le directeur général du Conseil des organisations non gouvernementales d'appui au développement (CONGAD), Amacodou Diouf, a invité le gouvernement à ''intégrer d’autres éléments plus perspicaces'' dans l’élaboration du PSE. 

‘’Il faut avoir une architecture qui puisse prendre en compte la territorialisation de la chose. Il est important de réfléchir autour de cette question en vue de voir les préoccupations qui peuvent être prises en compte au niveau local’’, a-t-il ajouté.

Cependant, M. Diouf a réitéré son engagement à participer activement à la réussite du PSE. ‘’Le Sénégal est un seul pays et les besoins des populations doivent motiver l’Etat à aller au-delà des 2.000 milliards de FCFA fixés’’.

Penda Seck Diouf, membre du Groupe d’initiatives de femmes (GIF) a déploré le fait que la problématique de la lutte contre les violences basées sur le genre ne soient pas prise en compte dans les axes prioritaires du Plan Sénégal émergent.

‘’Dans le PSE doit y figurer en bonne et due forme la lutte et les violences basées sur le genre’’, a-t-il dit, relevant que près de 60% des personnes considérées comme pauvres sont des femmes et 60% d’elles sont aussi touchées par les violences.

‘’Le PSE un programme a fort impact social et les femmes ont besoin de participer à l’émergence et bénéficier des fruits de cette émergence'', a-t-elle ajouté 

SDI/AD